La triste vérité sur le poisson

La vérité est triste mais elle est là : Tous les poissons, sans exception, contiennent du mercure. En partie pour des raisons naturelles : il y a toujours eu un peu de mercure au fond des mers et des océans.
 Mais surtout parce que l’homme a pollué les océans, les mers, les lacs et les rivières depuis plus d’un siècle. Le niveau d’empoisonnement au mercure est très variable selon les poissons et les lieux de pêche. Mais pour vous donner une idée générale, voici une synthèse des classements des agences de santé française :

  • Poissons hautement contaminés : requin, espadon, thon rouge, thon albacore, marlin, thon blanc, mérou et merlu, thon pâle en conserve, bar, lotte, brochet, anguille, daurade et raie
  • Poissons moyennement contaminés : truite, hareng, saumons, merlan, sole, cabillaud, morue, crabe
  • Poissons peu contaminés : sardines, anchois, maquereau, saumon sauvage d’Alaska, huîtres
  • Produits de la mer quasiment pas contaminés : coquilles Saint-Jacques, coquillages et crevettes.

En fait, plus un poisson se situe en haut de la chaine alimentaire, plus il est toxique ! Personne ne sait à partir de quelle dose exacte le mercure commence à être toxique… Donc dans le doute, évitez de consommer les poissons contaminés !

5 CHOSES À SAVOIR

  1. Le « bio » ne protège en rien du mercure
  2. Évitez les truites pêchés au Canada riches en Mercure. Privilégiez les truites d’élevage local.
  3. Évitez à tout prix les boites de thon en supermarché. Certaines dépassent la moitié de la limite réglementaire de mercure !
  4. Les moules, les coquillages et les calamars ne sont pas épargnés puisqu’ils contiennent également du plomb, du cadmium et des pesticides.
  5. Les sardines, la sole et la morue contiennent aussi des doses élevées de plomb. À proscrire pour les femmes enceintes donc. Si vous en consommez, préférez les sardines et anchois pêchés en Atlantique plutôt qu’en Méditerranée.

ALORS, QUOI MANGER ?

  • Une fois par mois, si vous y tenez, en vérifiant leur provenance : truite, crabe, hareng, merlan, maquereaux, sardines, huîtres.
  • Une à deux fois par semaine  : anchois (d’Atlantique), crevettes (en évitant celles qui viennent d’Asie), noix de coquilles Saint-Jacques, saumon sauvage d’Alaska.
  • Chez le poissonnier, entre un petit et un gros poisson de la même espèce, choisissez toujours le petit : moins âgé, il aura moins eu le temps d’accumuler des toxines dans sa graisse.
  • Pour bénéficier des apports en omega-3 d’origine animale, privilégiez les œufs de volaille bio nourries au lin et huiles de cuisine riches en oméga-3 (colza, lin, noix) comme celle de Quintesens bio par exemple.

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